Lieu : Université du Havre, site Lebon, Faculté des affaires internationales, salle Jean Monnet (1er étage)
Date : 4 et 5 mars 2010
Journées d’études à caractère interdisciplinaire se proposant d’appréhender les diverses recompositions actuellement en cours au Moyen-Orient, tant dans leurs fondements que dans leurs modalités. Les permanences devront être soulignées pour mieux cerner les nouvelles évolutions impliquant des recompositions politiques, économiques, sociales, juridiques, etc., contraignantes sur les différents acteurs. Les prises de position de la nouvelle administration américaine sont probablement le facteur le plus déterminant, mais il faudra aussi s’interroger sur les évolutions politiques propres aux différents pays de la région comme sur le jeu d’autres acteurs de la scène internationale.
Quelques grands thèmes pourront ainsi structurer les demi-journées :
A) Les recompositions internes (politiques ; religieuses, administratives, économiques, sociales).
B) Les conflits et enjeux internationaux (le jeu des grandes puissances ; la géopolitique de l’eau et du pétrole, etc.).
Jeudi 4 mars 2010 (14h00-17h00)
Discutant : Bruno Lecoquierre, maître de conférences en géographie, Université du Havre
1)
Israël et les nouveaux historiens ou l’enjeu de l’histoire dans la compréhension mutuelle des sociétés, par Sébastien Boussois, enseignant en relations internationales à l’ÉSC de Rouen, chercheur associé en science politique à l’EPHE (Sorbonne) et l’ULB (Bruxelles)
2)
Obstacles et stratégies à la protection de femmes en risque des violences familiales dans le contexte de la minorité palestinienne en Israël, par Nisrin Abu Amara, sociologue, post-doctorante, INED (Paris)
3)
Les recompositions en matière de droit de la famille et les questions du genre en Égypte, par Corinne Fortier, chargée de recherche au CNRS, Laboratoire d’anthropologie sociale (CNRS-EHESS-Collège de France)
Pause
4)
La place de la femme dans le cadre des recompositions politiques et sociales en Syrie, par Isabelle Feuerstoss, ATER, Institut français de géopolitique, Paris VIII
5)
Le Hamas et la question des réfugiés palestiniens. Mobilisation et stratégie politique régionale, par Valentina Napolitano, doctorante, EHESS (Paris)
Vendredi 5 mars 2010 (9h00-12h00)
Discutante : Anne Le Huérou, chercheuse en science politique, EHESS (Paris) et Université du Havre
1)
Panorama historique des enjeux pétroliers au Moyen-Orient (20-21e siècles) : compagnies occidentales et États producteurs naissants, par Morgan Le Dez, docteur en histoire contemporaine, Centre de Recherche Pluridisciplinaire sur les Mobilités, les Identités et les Transports (CIRTAI), Université du Havre
2)
La Turquie désorientée ou l’émergence d’une puissance régionale ?, par Michel Bozdémir, professeur de langue et civilisation turques, INALCO (Paris)
3)
Les déterminants de la politique arabe de la France : une approche comparative Maghreb / Moyen-Orient, par Smail Kouttroub, IURS – Université Mohammed V – Souissi (Rabat, Maroc)
Pause
4)
Asymétrie de pouvoir et gestion des ressources hydriques : les Territoires palestiniens sous régime d'occupation (1995-2009), par Marine Mejri, Institut de Hautes Études Internationales et du Développement (Genève), pôle « Eau, assainissement, hygiène et sécurité alimentaire » de la Croix-Rouge française
5)
Stratégies d’État et aspirations sociales au Moyen-Orient, par Stéphane Valter, maître de conférences en langue et civilisation arabes, Université du Havre
Vendredi 5 mars 2010 (14h00-17h00)
Discutant : Michel Bozdémir, professeur de langue et civilisation turques, INALCO (Paris)
1)
Les sociétés civiles dans les pays arabes : quelles perspectives ?, par Salam Kawakibi, chercheur à l’Initiative Arabe pour la Réforme (ARI) et à la Faculté des sciences sociales - Université d’Amsterdam
2)
Vivre ensemble mais séparément ? Genèse et évolution du projet fédéral au Liban, 1975-2009, par André Sleiman, doctorant en sociologie, École des hautes études en sciences sociales (EHESS, Paris)
Pause
3)
La concurrence des solidarités et la recomposition des rapports de force dans le sud du Liban après 2006, par Julie Chapuis, doctorante en études politiques (EHESS, Paris), rattachée à l’Institut de Recherche Stratégique de l’École militaire (IRSEM)
4)
La résistance islamique au Sud-Liban (1982-2009) : construction identitaire à la frontière, par Daniel Meier, docteur en sociologie politique et boursier post-doctoral de l’Agence Universitaire de la Francophonie (Beyrouth), Institut des hautes études internationales et du développement (Genève)
Contact :
stephane.valter@univ-lehavre.fr