Les Bryophytes
 
   

Les Bryophytes de Haute Normandie

La Flore

Cet embranchement du règne végétal regroupe des plantes se différenciant des autres cormophytes par l'absence de racines et de système de conduction de la sève. Leur corps est généralement constitué par une tige et des feuilles, parfois par un thalle très différencié. On y retrouve les Mousses et les Hépatiques.
Les Bryophytes seraient issus d'algues présentant une alternance de générations caractérisée par une prédominance de la phase haploïde. Malgré leur fragilité et donc la rareté des formes fossiles, elles sont connues depuis le Carbonifère.

Le cycle de Polytrichum formosum de la famille des Mousses.

Le gamétophyte ou appareil végétatif
Une méiospore à n chromosomes va germer et donner naissance au protonéma, filament chlorophyllien unisérié et rampant. Ce filament se ramifie et émet des rhizoïdes, organes qui assure la fonction de racines. Sur ces filaments néoramifiés naissent des cellules renflées qui après s'être divisées, vont donner les tiges feuillées : c'est le gamétophore. A ce stade le protonéma disparaît et laisse un ensemble de gamétophores groupés. Chaque gamétophore est constitué d'une tige parfois ramifiée au sommet, portant des petites feuilles à la base,les microphylles, et des rhizoïdes unisériés. La tige possède une anatomie simple : un épiderme, une couche de cellules de soutient,les stéréides, et une zone corticale parenchymateuse. La zone interne jouant un rôle dans la conduction de l'eau.

L'appareil reproducteur
Les anthéridies : développées à partir d'une cellule superficielle à l'extrémité des rameaux latéraux des gamétophores, elles sont logés dans des corbeilles spécifiques,fermées par les feuilles périgoniales. Des sacs allongés sont reliés à la corbeille, à l'extrémité de laquelle on trouve l'opercule. Les cellules internes se divisent par méiose et donnent des anthérozoïdes à n chromosomes.

L'archégone : développées à partir d'une cellule superficielle à l'extrémité de la tige principale elles sont de 2 à 5 par pieds et sont entourées de feuilles périgoniales. Elles ont la forme d'une "bouteille " attachée à la tige par un pied pluricellulaire ou pédicelle; le ventre, contenant l'oosphère est surmonté d'un col. A maturité, les cellules internes du col se gélifient, les anthérozoïdes sont alors attirés par chimiotachtisme et se déplacent vers l'archégone en nageant dans l'eau de pluie ou de rosée, et pénètrent dans le col. Une fois dans le ventre de l'archégone l'anthérozoïde fusionne avec l'oosphère et donne un zygote entouré par une membrane cellulosique. La fécondation est donc une zoïdogamie tributaire du milieu (eau ou rosée nécessaire).

Le sporophyte : obtenu par mitose de l'oeuf (donc à 2n chromosomes), il est constitué par : un pied fixé en parasite sur le gamétophyte, une soie, une capsule ou urne obturée par les dents du péristome et fermée par l'opercule; le tout, recouvert par la coiffe (formée par l'archégone). C'est dans cette urne que se trouve les méiospores à maturité, les archéspores.

Les archéspores : ils donnent naissance, par division, à des cellules nourricières et aux cellules mères. Ces dernières donnent par meiose les tétraspores, au nombre de 4. A maturité, la coiffe puis l'opercule tombent, les dents s'écartent, la soie se courbe et les spores peuvent être disséminées et donner dans des conditions favorables un protonéma.

On peut donc noter que c'est un cycle haplodiplophasique avec un gamétophyte prédominant et un sporocyste parasite, la fécondation est assurée par zoïdogamie.

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