| Cet embranchement du règne végétal
comprend des plantes ligneuses, arborescentes ou arbustives et presque
toutes résineuses.
Les coniférophytes ont généralement des feuilles
persistantes, plutôt petites en forme d'aiguilles ou d'écailles
disposées en spirale ou réunies en verticille.
Ils ont une grande résistance au climat ce qui fait qu'on les
trouve, aussi bien dans des régions très froide, que
dans des régions chaudes, méditerranéenne par
exemple.
Le pin coniferophyta.
Ce sont des arbres de grande taille
dont les feuilles sont groupées
par deux en aiguilles. L'espèce est monoïque. L'appareil
végétatif constitue le sporophyte. Cette espèce
entraîne une acidification du sol qui devient alors moins fertile.
Le
sporophyte et les appareils reproducteurs.
L'appareil mâle : il est constitué de cônes groupés
en épis à la base de jeunes pousses. Les cônes
sont des associations, autour d'un axe de feuilles modifiées,
ou écailles, qui forment les étamines. Le sac pollinique
est situé sur la face inférieure des écailles.
Chaque grain est limité par une paroi dilatée latéralement
en bâtonnets, ce qui favorise la dissémination anémophile.
Une microspore haploïde donne un grain de pollen. Le gamétophyte
mâle se développe dans le sac pollinique, puis, à maturité,
le grain est constitué de deux cellules prothalliennes, d'une
cellule reproductrice et d'une cellule végétative. Le
grain est disséminé pendant sa phase de vie ralentie.
L'appareil femelle : des cônes se développent au sommet
des jeunes pousses et sont une association d'écailles à l'aisselle
des bractées, feuilles à la base de l'inflorescence.
Au printemps de la première année, deux ovules nus sont
sur la face supérieure de chaque écaille. Le nucelle
est entouré d'un tégument percé d'une ouverture
apicale, le micropyle. Quand l'archéspore augmente de taille,
elle subit une méiose qui donne quatre mégaspores dont
seule, la plus profonde, persiste. Le noyau se divise alors plusieurs
fois pour donner le gamétophyte femelle.
La pollinisation.
Elle est assurée par le vent. Les grains de pollen sont captés
par le mucilage et arrivent au contact du nucelle. Ils germent alors
en produisant un tube pollinique dans lequel s'engage le noyau de la
cellule végétative. Puis la cellule reproductrice se
divise en deux cellules dont une cellule spermatogène (anthéridie).
Le développement s'interrompt alors jusqu'au printemps suivant.
La fécondation.
Lorsque la formation de cellule dans l'endosperme reprend, le gamétophyte
femelle se développe de nouveau. Quand celle-ci a terminé,
il y a individualisation de 2 ou 3 archégones dont les archéspores
donnent une oosphère volumineuse à col réduit.
Le pollen, quand à lui, a une reprise de métabolisme
plus tardive (seulement quelques jours avant la fécondation).
L'anthéridie se divise alors en deux gamètes mâles
non limités par une paroi. Quand le tube pollinique, dans le
col de l'archégone, déverse son contenu dans l'oosphère,
on a une cellule mâle qui dégénère et une
qui s'unit à l'oosphère pour former un zygote à 2n.
Le gamète mâle n'ayant jamais été mobile
on observe une fécondation par siphonogamie.
Le zygote.
Après une double division, il donne un embryon coenocytique à quatre
noyaux dans la partie basale. Les cellules les plus basales sont les
cellules embryonnaires. Elles sont surmontées par la cellule
du suspenseur qui s'allonge de manière importante. Cette croissance
donne une séparation de quatre cellules embryonnaires qui donnent
quatre embryons dont trois qui dégénèrent. L'embryon
qui reste s'organise en une jeune plantule.
La graine.
Pendant le développement de l'embryon, les cellules de l'endosperme
et les cotylédons se chargent de réserves, le tégument
s'épaissit et se lignifie. L'endosperme et la plantule se déshydratent
se qui s'accompagne d'une réduction des activités métaboliques,
c'est le passage à la vie ralentie. L'ovule est transformé en
une graine pourvue d'une aile. Dès lors que les conditions sont
favorables, la graine germe et donne une nouvelle plante feuillée.
On peut noter que c'est un cycle caractérisé par l'alternance
d'une génération sporophytique dominante et d'une génération
gamétophytique réduite. Cette dernière se développe
au sein du sporophyte, en parasite de celui-ci. Les différences
essentielles avec le Ginkgo portent sur la fécondation, ici
la siphonogamie, et sur la graine qui, ici, est une véritable
graine capable de vivre à l'état de vie ralentie.
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