Exploitation souterraine
de craie
La marnière

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Les marnières sont d'anciennes cavités anthropiques, c'est à dire des cavités dont la formation résulte essentiellement de l'action de l'Homme. Elles ont été creusé pour en extraire de la craie. On appelait cela de la " marne " d'où le nom " marnière ". Cette craie était destinée à l'amendement des sols. L'épandage de craie et autre matériaux riches en carbonate de calcium permet le renouvellement des ions calcium permettant la croissance des plantes et également permet la neutralisation des terres trop acides.

Au 1er siècle, en Gaule, on pratique déjà l'épandage de la craie sur le sol : c'est le marnage. Sous Louis XIV cette pratique devient même obligatoire. A cette époque les marnières n'étaient pas recensées, on compte environ 2 à 3 marnières par an et par village. Ce n'est qu'à partir du décret de 1866 que ces exploitations durent être signalées officiellement. Mais c'est surtout entre 1840 et 1930 que de nombreuses extractions ont été réalisées.
La marne était extraite par un puits, à l'aide d'un treuil utilisé par un ouvrier qui manuellement ou grâce à un cheval remontait les blocs arrachés au sous-sol par des marneurs.
Ceux-ci utilisaient un pic, une pelle, un burin et une massette.

1 Chargement de la craie : La marne était acheminée par carriole pour être épandue dans des champs.
2 Treuil : La marne est remontée des profondeurs par un treuil.
3 Œil : Ouverture en surface de la marnière
4 Puits : Profondeur 25-60 m, assez rectiligne. Diamètre de 1 à 2 m ;
5 Galerie en exploitation : Volume moyen de 400 m3 , divisé en chambres
.

Nombre de marnières en Haute-Normandie : Entre 100.000 et 140.000
Profondeur : De 10 m à 120 m ; 30 m en moyenne dans le Pays de Caux.
Volume moyen d'une marnière : 400 m3
Hauteur de la marnière : de 2 à 15 m ; le plus souvent 2,5 m.
Densité : 10 marnières par km2.
Coût du traitement d'une marnière de 300 à 400 mètres-cube : Entre 4000 et 4500 euros.
Aujourd'hui les marnières ne servent plus, elles sont abandonnées depuis des siècles et comme toutes les carrières souterraines, elles finissent par s'effondrer, nous rappelant ainsi qu'elles sont toujours là. Et les risques sont d'autant plus importants qu'il est difficile de connaître exactement où elles se situent.