La Flore protégée des pelouses calcicoles

Présentation Le Biotope La Flore

Présentation

Pelouse calcicole de St Vigor-d'Ymonville Parmi les nombreux paysages remarquables du Pays de Caux, les pelouses sèches des vallées de la Seine et de ses affluents (Risle et Iton) représentent le milieu le plus riche du point de vue floristique.
Outre des espèces autochtones rares, le biotope particulier des coteaux permet l'établissement d'espèces latéméditerranéennes et thermoatlantiques.
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Biotope Flore


Le Biotope

Le cadre physique

Le climat maritime du Pays de Caux subit des influences continentales et méridionales sur les faces sud des falaises de ses vallées car les précipitations y sont moindres. La nature de la roche est crayeuse (Turonien), la percolation est donc importante. La sécheresse est de plus amplifiée par le ruissellement le long de la pente, et par l'exposition au Sud-Sud-Est et aux vents.

Le cadre historique

Jusqu'en 1850, l'Homme a utilisé ces coteaux pour le pâturage des ovins et pour la culture de plantes tinctoriales et d'arbres fruitiers. La fermeture des pâturages ordonnée par les communes et l'endiguement de la Seine ont permis à la végétation de reprendre ses droits.

dessin d'un coteau à pelouse sèche calcaire d'après J.Chaïb.


La Flore

La diversité de la flore et les adaptations

La pelouse est constituée par l'envahissant Brachypode
(Brachipodia pinnatum). Seules les plantes à rhizomes
comme l'Achillée millefeuilles (Achillea millefolium) ou
à hampes florales permettant la dissémination des graines
comme l'Iris peuvent se développer au milieu de l'herbe.
C'est au bord des sentiers où le Brachipode est moins
abondant que l'on trouve le plus grand nombre d'espèces
différentes.
Les Orchidées sont les plus spectaculaires, les plus belles
et les plus rares de ces plantes. Leur pollinisation est facilitée par la ressemblance de leurs fleurs avec les insectes telle que
l'Ophrys frelon.
Quelques plantes sont d'origine méditerranéenne :
le Marrube (Marrubium vulgare) retrouve dans les pelouses
calcicoles, le calcaire et la chaleur de son habitat d'origine.
Alors que certaines plantes ne présentent qu'une préférence particulière pour ce milieu
-le Lotier subbiflore par exemple-
d'autres plantes autochtones ont développé des structures leur permettant de s'adapter à ces conditions :
Le chou potager Brassica oleacera est commun sur les
éboulis bordant la pelouse. Ses grandes feuilles limitent
l'évapotranspiration par une cuticule de cire lipidique.
Les piquants du Panicaut (Eryngium campestre) et de
l'Ajonc (Ulex europaeus) sont caractéristiques des plantes
de milieux xérophitiques

L'interêt écologique

Depuis 150 ans que l'activité humaine a cessé, la végétation
tend à reprendre ses droits : le climax est dans ce cas arboré.
Dans quelques dizaines d'années, les arbres et arbustes auront recouvert la pelouse. Le nombre d'espèces sera alors
considérablement réduit. De nombreuses espèces déjà rares
et donc protégées menaceront de disparaître : les Orchis singe Orchis simia, odorant Gymnadenia odoratissima, l'Epipactis atrorubens, la Bugrane naine (Ononis pusillus) ou l'Orobanche élevée Orobanche elatior.
La gestion de cette flore exceptionnelle est donc indispensable.

L'Orchis homme-pendu

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A.Friboulet et F.Poignant

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Glossaire.