Les espèces très présentes
Goéland argenté (Larus argentatus)
C'est l'oiseau le plus commun du littoral, familier des ports de pêche
où il se nourrit à bon compte. Il couve sur les corniches et les
replats de la falaise. Son habitat est arrivé à saturation, par
conséquent, il n'hésite pas à nidifier depuis quelques
années sur les toits plats ou les larges cheminées de la ville.
C'est la raison pour laquelle la ville du Havre entreprend régulièrement
des campagnes de stérilisation des oeufs.
Mouette tridactyle (Rissa tridactyla)
En dehors de sa période de nidification, cet oiseau vit en haute mer.
Vers le mois de Janvier, les premiers oiseaux regagnent leur falaise natale.
Ils se retrouvent donc en colonies sur les hautes falaises, surplombant la mer
de plusieurs dizaine de mètres. Les nids y sont accrochés à
la moindre aspérité. Dans notre région, ils sont concentrés
au niveau du Cap d'Antifer.
Pétrel
fulmar (Fulmarus glacialis)
Cet oiseau évolue le long des falaises avec les Goélands argentés.
Cependant, ses ailes sont plus longues et plus étroites que ceux-ci.
Il niche sur l'ensemble des falaises de craie de la Côte d'Albâtre
( Cap d'Antifer ) mais son apparition est récente.
Le
Grand Cormoran (Phalocrocorax carbo )
Pour se reproduire, il s'installe en général sur la partie la
plus élevée des îlots qu'il affectionne, mais on peut le
retrouver sur le continent et même dans les arbres. C'est un des plus
anciens nicheurs de la Côte d'Albâtre. Il a failli disparaître
avant la Seconde Guerre Mondiale mais a été protégé
à temps.
Les espèces communes
Goéland
brun (Larus fuscus)
Ses moeurs sont les mêmes que celles du Goéland argenté,
on le trouve d'ailleurs dans des habitats semblables, et parfois en colonies
mixtes. Toutefois, sa préférence va à des îlots herbeux
où il peut dissimuler sa ponte. C'est un oiseau plutôt migrateur,
il est présent sur nos côtes en été.
Goéland
marin (Larus marinus)
Il mérite bien son nom, car en effet, il ne s'éloigne guère
du rivage pour s'aventurer à l'intérieur des terres. Il accompagne
les bateaux de pêche, faisant ventre de tout, poissons ou déchets.
Toutefois, il ne dépasse pas les limites du plateau continental; parfois,
on le voit remonter les estuaires.
Cormoran
huppé (Phalocrocorax aristotelis)
Il est plus petit que le Grand Cormoran et porte une huppe sur la tête.
C'est un oiseau très sédentaire, très attaché à
son milieu de naissance dont il ne s'écarte guère même en
hiver. Pour nidifier, les Cormorans s'installent de préférence
sur les corniches des falaises rocheuses, sous les éboulis des îlots
plus plats, quelquefois sous la végétation. Il niche de façon
exceptionnelle sur nos falaises et uniquement au Cap d'Antifer.
Les espèces rares
Guillemot
de Troïl (Uria aalge)
Les falaises où il se reproduit semblent peintes en blanc, couleur produite
par l'accumulation de ses fientes, années après années.
Très grégaire, dès le mois d'Avril, la moindre saillie
ou plate forme en accueille plusieurs dizaines, serrés les uns contre
les autres, le dos à la mer. En dehors de la période de reproduction,
les Guillemots mènent une vie vagabonde, très au large des côtes.
Il ne niche plus sur le littoral cauchois mais on peut l'apercevoir de temps
à autre. Il est souvent victime du dégazage criminel des pétroliers.
Faucon
pélerin (Falco peregrinus)
C'est un très bel oiseau dont le vol en piqué peut atteindre 250
km/h. C'est un nicheur rupestre qui aime disposer d'une vue dégagée.
C'est pourquoi il fréquente les milieux ouverts et s'installe dans les
falaises, soit en montagne, soit en bord de mer. Pour nidifier, le couple utilise
généralement le même site d'une année sur l'autre.
Sur notre littoral, cette espèce a été victime des pollutions
par les pesticides organo-chlorés. Heureusement, il est réapparu
depuis peu et quelques niches sont mêmes installées.
Les oiseaux mazoutés