Peuplement végétal
Le parc est composé de 2 grands ensembles dont la juxtaposition est
intéressante :
La partie basse est composée de pelouses rases, de massifs de fleurs et d'essences horticoles (aucuba, cotoneaster, fusain,...). Mais le plus remarquable, ce sont les arbres : cèdres du Liban, séquoïa, gingko, qui donnent un aspect grandiose à l'entrée du parc.
La partie haute est une formation de type forestier, constituée
essentiellement de hêtres, chênes, érables,
marronniers, tilleuls, châtaigniers, etc... Soit environ 200 hautes
tiges.
La strate arbusive comprend le houx, le sureau,
l'aubépine et des ifs, permettant
à de nombreux oiseaux de s'y cacher et de s'y reproduire.
La strate herbacée est peu variée. Le lierre rampant est
très présent et envahissant. Sur les bords des chemins, on
trouve ça et là, le seneçon,
l'armoise, la
matricaire, la luzule...
Il faut signaler le sceau de Salomon
et une station d'héliotrope d'hiver dont le parfum s'exhale le long
du chemin en novembre/décembre. Cette plante est peu commune en Normandie.
Une autre curiosité est la plantation récente, sur un talus, d'une vingtaine d'espèces différentes de houx (cf : liste).
Dans le sous-bois poussent diverses espèces courantes de champignons sylvestres (Lepiotes, Auricularia, Armillaire, Pleurote, etc...) ainsi que quelques autres peu communs : Astraeus hygrometricus. Les souches et le bois mort sont porteurs de champignons parasites : Trametes versicolor, Pezizes, Vesces,...
Le
parc Hauser ; de par sa richesse écologique et son caractère
; est un site particulièrement intéressant, mais fragile. Il
est envisagé de lui donner un statut dans le P.O.S.
C'est un des principaux espaces verts boisés du centre-ville au Havre. Son passé historique, sa situation géographique et son intérêt écologique en font un site intéressant à tous égards.
Historique
Le parc Hauser est en partie superposé à l'ancien domaine des
seigneurs "Le Neuf" de Tourneville. A la fin du XIIIe siècle,
il restait quelques ruines du manoir. L'ensemble fut racheté par J.
J. Eyriès qui fit construire une maison de maître. Son fils Jean-Baptiste
aménagea ensuite un parc orné de végétaux et d'arbres
exotiques importés, qui devint ainsi un des plus magnifiques parcs
privés du Havre.
Une partie du domaine échut à M. Hauser jusqu'en 1935 et finalement
fut achetée par la ville du Havre.

Topographie / Géologie
Positionné entre la rue de Tourneville en bas, il grimpe jusqu'en
haut de la rue du 329e R. I. dont l'altitude est 81,2 m soit un
dénivellé de 62,15 m. La pente moyenne est de 15,5% et il est
exposé au Sud.
Il est formé de coulées de solifluxion datant de la dernière
glaciation, avec des placages de loess. La falaise sous-jacente (Cénomanien
moyen et inférieur) est truffée de sources provenant des
nappes phréatiques bloquées par les argiles eu Kimméridgien.

Ecologie
De par son exposition sud, il bénéficie d'un ensoleillement maximum. Adossé à la paléofalaise, il freine l'action des vents dominants N-N/O et bénéficie des influences marines favorables à la végétation exotique.

Faune
Ilôt- refuge de par sa composition, le parc Hauser est une avifaune diversifiée. D'une part, les habitués des parcs et jardins : pigeons, moineaux, merles, grives, etc... mais surtout les hôtes des bois : pigeons ramiers, pics épeiches, corneilles, chouette hulotte, mésanges, geais, etc... En hiver, on y observe : bécasses, roitelet, bouvreuil, etc... en étape migratoire. Dans le petit bassin, un couple de poules d'eau et des canards colverts se reproduisent depuis plusieurs années.
Quelques mammifères se font repérer par leurs traces : renard, fouine, écureuil, musaraignes, rats, campagnols, etc... Deux espèces de chauves-souris ont également été observées. (vespertition et pipistrelle).
La plupart des insectes observables sont inféodés aux arbres. Les plus intéressants étant le lucane cerf-volant et la petite biche.