Le platier crayeux

La marée basse en découvrant peu à peu le platier nous fait découvrir une vie marine active et abondante. Cette vie foisonnante n'est possible que grâce à la nature rocheuse de cette côte : celle-ci offre une fixation relativement aisée pour les animaux, plantes, larves ou spores pouvant résister aux ressacs et à l'exondaison (donc à la deshydratation) subie à chaque basse mer.

La physionomie de cette zone est très liée à celle de la craie. La présence de hard-grounds ou de niveaux de silex entraîne souvent un étagement en plusieurs gradins. Une zonation s'observe de la falaise vers la mer :

  1. La zone battue, blanche. Après avoir déblayé les éboulis, la mer provoque une abrasion du platier avec les matériaux qu'elle transporte. Le cordon littoral de galets, mobile, recouvre partiellement cette zone.
    Flore : ulves, entéromorphes
    Faune : bigorneaux, patelles, balanes
  2. Le lapié à Cyanophycées endolithes (algues bleues). Aiguilles et crêtes rocheuses alternant avec vasques à fond plat.
    Faune : patelles, anémones de mer, oursins.
  3. Le lapié à Polydora et Cyanophycées. Apparition des annélides perforantes.
  4. La zone à Fucus et Lithothamnium. Cette zone est creusée de rainures ou de chenaux profonds dont l'existence est due à l'abrasion par des galets qui concentrent leur action sur des lignes privilégiées parallèles à la ligne de plus grande pente. Progressivement, ces rainures s'élargissent et s'aprofondissent. Entre les rainures subsistent des "banques". Dans les zones où existent des hard-grounds, le platier peut montrer un étagement en plusieurs gradins. En limite de basse-mer, l'action des vagues crée des échancrures, parfois importantes appelées "carnias" où prolifèrent le homard et le bouquet.
  5. La zone des grands perforants (Pholas dactylus, Zirfaea crispata, Hiatella gallicana, Venerupis pullastra) et des laminaires.
Page d'accueil Cybernat
Les chemins du circuit découverte