SO2 : valeur limite à ne pas dépasser plus de 7 jours par an : 250 microgrammes / mètre cube (sur 24 heures), valeur guide : 100 à 150 microgrammes / mètre cube.
NO2 : valeur limite à ne pas dépasser plus de 2 % par an : 250 microgrammes / mètre cube (sur 1 heure), valeur guide : 130 microgrammes / mètre cube.
O3 : seuil d'information de la population : 180 microgrammes / mètre cube (sur 1 heure), seuil de protection de la santé : 110 microgrammes / mètre cube (sur 8 heures).
La pollution atmosphérique, c'est aussi, à l'échelle de notre planète, deux problèmes importants :
- la couche d'ozone dans la stratosphère (25 km d'altitude), qui protège les organismes vivants des rayons ultraviolets, présente des "trous" périodiques de plus en plus importants. La faute en reviendrait notamment aux "chlorofluorocarbones" que l'homme utilise dans les circuits de réfrigération et les aérosols,
- l'"effet de serre" : effet naturel, mais qui serait renforcé par l'accumulation de gaz carbonique liée à une activité humaine toujours plus importante et dont les effets sur le climat peuvent bouleverser l'équilibre économique et humain de la Terre.
Le contrôle de l'air normand
L'importance des questions de qualité de l'air dans la région a conduit à la création des réseaux de mesure de la pollution autour des agglomérations havraise et rouennaise. Aujourd'hui réunis sous l'appellation Air Normand, ils constituent un puissant moyen au service des acteurs de la région, élus, industriels, administrations, pour connaître l'évolution de la qualité de l'air, pour agir sur elle, et à la disposition du public pour son information.

La pollution atmosphérique n'est pas seulement une
source de gêne pour la population (mauvaises odeurs, dépôts
de poussière), un facteur de dégradation de l'environnement
(pluies acides et détérioration de la forêt, corrosion
des bâtiments, etc). C'est aussi un facteur de détérioration
de la santé de l'homme.
Chaque agent polluant, à de très
fortes concentrations, produit des effets nocifs sur la santé. Mais
dans la vie quotidienne, deux facteurs sont à considérer :
- les enfants, les personnes âgées et les gens déjà
fragiles sont les plus exposés.
- c'est la plupart du temps un véritable "cocktail" d'agents
polluants qui est en cause, et non pas une seule substance : les effets
toxiques et pathogènes se cumulent et se renforcent.
Un réseau de "nez" (Nez au Vent) fait appel à des
habitants pour identifier les odeurs.
La qualité de l'air peut également être mesurée
grâce à des bio-indicateurs, comme les lichens.
Des cartes de pollution sont établies à partir des campagnes
de mesures.
Les organismes nationaux et internationaux ont établi des lois, des décrets et des normes qui précisent les niveaux de concentration de polluants à ne pas dépasser sur une période fixe. Des valeurs guides ont été déterminées lorsqu'aucun effet pathogène n'a été mesurable : elles constituent des objectifs de qualité de l'air.