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« Chaque jour des enfants naissent, des enfants qu’il faudra aimer…protéger…nourrir…. Chaque jour des plantes naissent, que les agriculteurs devront soigner…protéger…entretenir. Tout simplement parce que protéger les plantes, c’est aussi protéger les hommes… » (Source : UIPP)
Les céréales et plus particulièrement le blé sont des aliments de base de notre alimentation et celle des animaux. Elles possèdent un pouvoir nutritionnel important et les principaux espèces cultivées appartiennent à la famille des graminées (blé tendre, blé dur, maïs, riz, avoine,…etc.).
La production céréalière couvre 9,2 millions d’hectares (soit 50% des terres arables) au niveau mondial (source FAO 2004). De ce fait, le poids économique de ces productions est considérable et conditionne pour une grande part la compétitivité des filières agro-alimentaires.
Si l’aspect quantitatif de ces productions est très important, les aspects qualitatifs et sanitaires ne sont pas négligeables compte tenu des exigences des utilisateurs et du droit reconnu à chaque consommateur de pouvoir disposer d’aliments sûrs, sains et répondant à leurs besoins nutritionnels.
Les contraintes et les impératifs technologiques imposent des cahiers des charges, critères de qualité, de plus en plus drastiques, afin d’éviter la contamination et donc l’altération de la qualité de la production.
Les formes d’altération de la qualité du blé sont aussi nombreuses que les sources de contamination, mais l’objectif de notre travail sera de faire le point sur la situation actuelle quant à la contamination éventuelle du blé en mycotoxines.
Pourquoi s’intéresse-t-on aux mycotoxines ?
Le terme mycotoxine vient du grec « mycos » qui signifie champignon et du latin « toxicum » qui signifie poison.
Les mycotoxines sont des métabolites secondaires toxiques produites par certains champignons dans les produits agricoles sensibles aux maladies cryptogamiques. Leur présence est inévitable et peut poser un problème en matière de santé aussi bien chez l’homme que chez l’animal.
Ce sont des molécules stables dans le temps, et qui ne peuvent pas être détruites par les processus de transformation (pasteurisation, cuisson…). Lorsqu’elles sont présentes dans le grain, on les retrouve tout au long de la chaîne alimentaire.
La réglementation
actuelle impose des taux limites de contamination (voir chapitre
réglementation) impliquant un rejet immédiat des lots contaminés par destruction ou par orientation vers une utilisation industrielle : production de bioéthanol par exemple.
On distingue plusieurs familles de mycotoxines parmi lesquelles, les trichothécènes qui sont des inhibiteurs de synthèse de protéines et comprennent le nivalénol (NIV), les toxines HT-2 et T-2, et le déoxynivalénol (DON), mieux connu sous le nom de vomitoxine.
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