Cycle de développement
Le champignon passe la période hivernale sous forme de spores asexuées (conidies) et d’organes de fructification noirs violacés (périthèces) dans les grains, les résidus de paille ou de tiges laissés à la surface du sol. Le vent et les éclaboussures d’eau assurent la propagation des spores depuis les résidus infectés de la culture précédente.

Source : Commission d'Agriculture Canadienne
Une pluie durant la floraison permet aux spores de champignon d’entrer en contact avec les anthères qui sont sorties des fleurs. Si l’humidité est suffisamment élevée, les spores présentes sur les anthères peuvent germer.
Le champignon colonise d’abord ce tissu puis progresse dans la fleur où le grain est en formation. Par la suite, il peut se propager aux fleurs et épillets voisins. Les infections qui surviennent pendant cette période causent les dommages les plus sévères tels que la stérilité florale, la réduction du nombre et de la grosseur des grains.
Les températures douces après l’infection jouent un rôle très important dans le développement de la maladie.
Une infection peut avoir lieu lorsque les grains sont déjà formés, cela n’aura pas un impact direct sur le rendement mais le taux de toxines peut attendre des niveaux élevés.
Remarque : le risque d’infection varie en fonction de l’importance de la quantité de spores produite l’année précédente ainsi que des conditions climatiques durant les périodes d’épiaison et de la floraison.
Les périodes à risque
Stade épiaison
Le risque d’infection devient très important avec la présence de la pluie, un niveau d’humidité élevé au sol et des températures nocturnes supérieures à 15°C. Mais la durée d’humectation du végétal reste un facteur clé dans le processus de contamination.
Stade floraison
A cette période, les étamines sortent des fleurs et si l’humidité est assez élevée, les spores présentes sur l’épi peuvent germer. Le champignon pénètre dans la fleur puis se développe, contaminant ainsi les épillets adjacents.
Ce type de contamination est à l’origine de l’infection qui causent les dommages les plus importants et les plus sévères (réduction du nombre et de la taille des grains, stérilité florale,…
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