La
nouvelle directive CEE
Le contrôle des taux de
mycotoxines de fusarium dans les lots de blé ne peut
être efficace que si les échantillons pris sont représentatifs.
Comment seront effectués les échantillons?
Le règlement européen
CE/401/2006 fixe des exigences concernant le protocole d’échantillonnage à
appliquer pour les contrôles officiels. Mais le niveau de ces exigences a été
fixé à priori et par précaution le plus haut possible. Par exemple, pour un lot
pesant entre 1 et 3 tonnes, il faut « 20 échantillons élémentaires »
issus d’autant de points de prélèvement, dont la somme ou « échantillon
global » pèse entre 1 et 10 kg. Pour un lot pesant entre 50 et 100 tonnes,
il faut 100 échantillons élémentaires et l’échantillon global doit peser au
moins 10 kg. Autre exemple, les lots de plus de 1500 tonnes devront être
divisés en sous-lots de 500 tonnes, dans chacun
desquels on prélèvera 100 échantillons élémentaires qui, réunis, formeront des
échantillons globaux de 10 kg !...
Bref, le règlement étant
très lourd, deux protocoles allégés ont été testés. L’Institut de Recherche en
Technologies Alimentaires des Céréales a donc comparé les protocoles
« normatif » et « de routine » au protocole réglementaire.
Le protocole normatif
donne la même estimation de la teneur moyenne d’un lot en mycotoxines que le
protocole réglementaire, avec une même représentativité des échantillons.
Techniquement, ce protocole normatif pourrait donc se substituer à celui du
règlement 2006/401, mais aucune décision n’est prise au niveau européen. Il
pourrait être utilisé en France. Le protocole de routine, encore plus allégé,
donne satisfaction dans 95% des cas
testés. Il peut donc raisonnablement être utilisé à l’intérieur de l’entreprise
ou dans le cadre d’un contrôle de gré à gré.
N.B : le laboratoire analyse
les mycotoxines soit par chromatographie en phase gazeuse (GC), soit par
chromatographie liquide haute performance (HPLC). Cette dernière est couplée à
la fluorimétrie ou à la spectrographie de masse.
