Les mycotoxines, un risque omniprésent
dans la production de blé tendre
 
 

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Un passé chargé d’histoire !

«...des hommes s’écroulaient dans la rue en gémissant et en se tordant, d’autres tombaient de tout leur long en bavant dans des accès d’épilepsie, d’autres encore vomissaient et montraient des signes de folie. Beaucoup d’entre eux criaient « Au feu ! je brûle ! ». C’était comme un feu invisible qui séparait la chair des os et la consumait. Des hommes, des femmes et des enfants mouraient dans des douleurs atroces...» (Source FAO 2002)

 

 

C’est ainsi qu’un chroniqueur du dixième siècle décrivait une maladie qui sévissait dans de nombreuses régions d’Europe. On donna à cette maladie le nom de « mal des ardents » à cause de la sensation d’être en feu ressentie par ses victimes.

Nous savons maintenant que le mal des ardents (l’ergotisme) était provoqué par la consommation de seigle contaminé par des alcaloïdes de l’ergot produits par le champignon Claviceps purpurea, et qu’il avait atteint les proportions d’une épidémie dans de nombreuses parties de l’Europe.

Il est probable que les mycotoxines aient été un fléau pour l’humanité depuis les premiers temps de la culture sédentaire. On a émis l’hypothèse que le dépeuplement important de l’Europe occidentale au treizième siècle serait dû au remplacement du seigle par le blé, qui constituait une source importante de mycotoxines de Fusarium (FAO-2006). Le développement de ces toxines dans les céréales ayant passé l’hiver a aussi été à l’origine de la mort de milliers de personnes, décimant des villages entiers de Sibérie pendant la seconde guerre mondiale. Les mycotoxines, connues plus récemment sous le nom de « l’aleucie toxique alimentaire » provoquent des vomissements, une inflammation aiguë du tube digestif, une anémie, une défaillance circulatoire et des convulsions.

Elles sont présentes dans toute une série de produits de l’alimentation humaine et animale et provoquent de nombreuses maladies chez l’homme et l’animal. Le contact avec les mycotoxines peut être à l’origine de toxicités aiguës et chroniques allant de la mort à des effets néfastes sur le système nerveux, l’appareil digestif, ainsi que l’appareil cardiovasculaire et l’appareil respiratoire.

Les mycotoxines retiennent l’attention dans le monde entier à cause des pertes économiques importantes qui sont liées à leurs effets sur la santé de l’homme, la productivité animale et le commerce national et international.

 

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