Les mycotoxines, un risque omniprésent
dans la production de blé tendre
 
 

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La nouvelle directive CEE

Le 1er  juillet 2006, une partie de la réglementation mycotoxines est entrée en vigueur. Ces nouvelles réglementations européennes ont obligé la filière à s’adapter et à mettre en œuvre toutes les mesures nécessaires pour répondre à cette nouvelle attente de la société.

La sécurité sanitaire des aliments, au niveau européen, fait l’objet d’une réglementation dense et complexe. Les fusariotoxines ne font pas exception et sont concernées par le règlement CE/856/2005. Toute la filière, des semenciers aux utilisateurs industriels et exportateurs, en passant par les producteurs et les organismes stockeurs, est concernée par ces nouvelles dispositions.  

Selon les débouchés (alimentation humaine ou animale), la réglementation est différente. En cas de dépassement des seuils, le producteur ou l’organisme stockeur pourra voir sa responsabilité juridique engagée. Il pourra, le cas échéant, avoir à retirer ses lots du marché, et aura l’obligation d’informer les acheteurs et les pouvoirs publics.

Les fusarium sont soumises au règlement CE/856/2005 du 1er  juillet 2006. Les toxines T2 et HT2 pourraient être réglementées en 2008. Pour l’alimentation animale, la directive CE/2002/32 s’applique pour l’aflatoxine B1. Concernant les toxines de Fusarium et l’ochratoxine A, un projet de recommandation devrait être finalisé, dont les modalités d’application pratique sont actuellement en discussion au niveau interprofessionnel.

Les organigrammes ci-dessous résument tous les seuils réglementaires pour l'alimentation humaine et l'alimentation animale.

La réglementation dans l'alimentation humaine

 

La réglementation dans l'alimentation animale

Comment la filière céréales gère cette directive?

Cette directive s’applique sur les céréales brutes non transformées lors de la mise sur le marché. Les matières premières destinées aux débouchés non alimentaires ne sont pas concernées. En revanche, dans le cas des biocarburants, si des coproduits (tourteaux) sont destinés à l’alimentation animale, ils sont soumis à la réglementation.

Les contrôles officiels seront réalisés par la DGCCRF (Direction Générale de la Concurrence, de la Consommation et de la Répression des Fraudes), conformément au règlement CE/401/2006 fixant les modes de prélèvement (échantillonnage) et d’analyse pour le contrôle officiel des teneurs en mycotoxine dans les denrées alimentaires. Nous verrons par la suite que ce mode d’échantillonnage est extrêmement coûteux et fastidieux.

Pour les lots mis à l’intervention, les teneurs maximales applicables depuis le 1er novembre 2005 sont celles du règlement CE/824/2000, faisant référence aux teneurs réglementaires destinées à l’alimentation humaine.

Devant cet environnement réglementaire renforcé, la filière, dont les opérateurs sont responsables juridiquement, doit répondre de manière globale à cette nouvelle problématique. Les solutions techniques pour diminuer le taux de mycotoxines existent, mais encore faut-il régler la question des protocoles d’échantillonnage et des méthodes d’analyses instantanées au silo. La partie suivante traite des méthodes à adopter pour éviter les incertitudes de résultats liées aux techniques d’analyses actuelles.

 

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