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Alexandre THOREL, doctorant au LMAH et champion de France de voltige

jeudi 14 septembre 2017 à 09:00

Alexandre THOREL est doctorant en 3e année de thèse au sein du laboratoire LMAH. Il présentera le 28 septembre une conférence sur l’aéronautique, à l’UFR Sciences et Techniques. Cet étudiant, champion de France de voltige aérienne, à la fois posé, habité par sa passion et très objectif sur son parcours, a accepté de répondre à nos questions.

Pourriez-vous présenter votre parcours universitaire en quelques mots ?
J’ai choisi relativement tôt de poursuivre un parcours scientifique ce qui m’a amené, après l’obtention d’un bac S, à suivre une prépa math-physique. Après la prépa, j’ai rejoint l’université Le Havre Normandie en filière scientifique, pour une licence en mathématiques. J’ai ensuite intégré le master Mathématiques et Informatique des Systèmes Complexes et Distribués (MATIS), option Modélisation, Interaction et systèmes Complexes (MIS). La découverte de l’univers de la recherche m’a amené à poursuivre mes études dans cette voie, qui s’est réalisée grâce à l’obtention d’un financement CIFRE, au sein de la société Qualiom-Eco. Aujourd’hui je suis dans ma 3e année de thèse au sein du laboratoire le LMAH (Laboratoire de Mathématiques Appliquées du Havre - EA 3821) et ma soutenance est prévue avant la fin de l’année universitaire.

Vous être doctorant à l’université Le Havre Normandie, autour de quels thèmes de recherche votre thèse s’articule-t-elle ?
Le point de départ de mon travail consiste en l’étude de la dispersion des poussières d’amiante dans l’environnement. Cette recherche répond aux besoins spécifiques de la société Qualiom-Eco, spécialisée dans le diagnostic amiante. Dans ma thèse, je considère de façon plus générale, des problèmes de dynamique de populations gouvernés par des équations aux dérivées partielles. L’approche choisie est fondée sur la théorie des semi-groupes et des équations différentielles à coefficients opérateurs. Ce sujet trouve complètement sa place dans les thématiques du LMAH (Laboratoire de Mathématiques Appliquées du Havre), centrées sur les systèmes complexes, l’un des axes défendus par l’université Le Havre Normandie.

Vous êtes devenu champion de France de voltige aérienne en août dernier (en individuel et par équipe), pourriez-vous nous en dire plus sur cette passion et ces succès ?
L’envie de voler est venue lors de mes « années lycée ». Mon cursus m’offrait une option sur l’initiation à l’aéronautique. J’ai ainsi pu passer le BIA (Brevet d’Initiation Aéronautique), j’avais alors 15 ans. Étant maintenant pilote depuis 10 ans et pratiquant la voltige depuis 5 ans, j’ai entamé la compétition il y a 3 ans. Cette pratique qui procure une très grande sensation de liberté, réclame à la fois une grande capacité de calme et de réactivité. Le corps est mis à rude épreuve (le rythme cardiaque pouvant passer de 50 pulsations/min à 150 pulsations/min en 1 seconde et inversement), cette discipline requiert surtout beaucoup de technique. Celle-ci est évaluée, comme pour le patinage artistique, à partir de figures imposées lors de programmes connus, inconnus et libres. J’ai la chance d’avoir pu évoluer auprès de très grands spécialistes (notamment Baptiste VIGNES, champion du monde de voltige) qui m’ont permis, d’acquérir une bonne maîtrise et de progresser très vite. Mais ces victoires, je les dois à mes coéquipiers qui m’ont toujours soutenu. C’est un univers exigeant tout comme l’est le travail de recherche.

Comment conciliez-vous ce travail de chercheur et de sportif de haut niveau ?
Ma vie est organisée autour de ces deux activités. C’est une hygiène de vie, une discipline et quelques choix (notamment budgétaires) qui me permettent de les concilier. La recherche demande beaucoup d’investissement, et les entraînements contraignent aussi à y investir du temps. Même si parfois cela peut me sembler dense, c’est une extraordinaire possibilité d’évasion. J’aime user de cette image : un week-end consacré à la voltige me donne la sensation de m’évader loin, et m’offre un dépaysement, comme de partir en voyage. C’est l’occasion de me ressourcer pour aborder plus sereinement mes semaines dédiées à la recherche. Concilier ces deux activités me permet d’avoir le pied dans chaque univers, une façon de rester aux prises avec le monde dans sa globalité.

Deux titres de champion de France en voltige, une thèse quasiment rédigée, quels sont vos objectifs pour les prochaines années ?
J’aimerais beaucoup pouvoir poursuivre mon parcours de chercheur dans l’enseignement supérieur. Mais je sais que cela implique une mobilité géographique que je ne peux pas envisager sans mes activités de voltige. Mon parcours comme doctorant dans le cadre d’une bourse CIFRE, me permet aussi d’envisager un parcours dans la R&D du secteur privé. Ce qui m’importe c’est de pouvoir trouver un équilibre entre ma vocation professionnelle, qui restera tournée vers la recherche, et cette passion sportive. Je suis très heureux d’avoir obtenu ce titre national en voltige, et quel que soit le lieu où je poursuivrai mon parcours de chercheur après la soutenance de ma thèse en 2018, je n’envisage pas ma vie sans ce sport grisant, avec la volonté de me perfectionner encore.

Mise en ligne : 14-09-2017 - Mise à jour : 14-09-2017

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