Alexandra Riou, une première interlocutrice pour accompagner les étudiants
Mis à jour le : 13/10/2026
À travers cette série de portraits, l’Université Le Havre Normandie donne la parole à celles et ceux qui, dans les différents services, contribuent à une meilleure prise en compte du handicap. Rencontre avec Alexandra Riou.
Depuis son arrivée à l’Université Le Havre Normandie en octobre 2021, Alexandra Riou exerce ses fonctions de secrétaire pédagogique au sein de l’UFR ST. Correspondante handicap depuis 2023, elle est une interlocutrice de proximité pour les étudiants et contribue, au quotidien, à faciliter leur parcours universitaire.
Une expérience qui a naturellement conduit à la mission de correspondante handicap
Avant de rejoindre l’université, Alexandra Riou a travaillé pendant huit ans dans un lycée en tant qu’auxiliaire de vie scolaire, fonction devenue depuis accompagnant d’élèves en situation de handicap (AESH). Cette expérience lui a permis d’acquérir une première connaissance des situations de handicap et des besoins des élèves, notamment grâce à des formations consacrées aux troubles du neurodéveloppement, notamment aux troubles « dys » et à l’autisme.
Elle a également été amenée à intervenir dans le cadre des examens, notamment comme secrétaire et reformulatrice d’épreuves.
Lorsqu’on lui a proposé de devenir correspondante handicap à l’université, cette expérience lui a donc naturellement permis de s’inscrire dans cette nouvelle mission.
Le secrétariat pédagogique, une porte d’entrée pour les étudiants
Dans son quotidien, Alexandra est en contact direct avec les étudiants. Le secrétariat pédagogique constitue souvent leur première interlocution lorsqu’ils ont une question, rencontrent une difficulté ou ont besoin d’être orientés.
« Le bureau est toujours disponible : c’est un lieu d’écoute et de renseignement. »
Les demandes peuvent concerner les inscriptions, l’organisation des études, les examens, les plannings ou encore l’orientation. Alexandra joue alors un rôle de relais : elle écoute, apporte les premières informations et, lorsque cela est nécessaire, oriente l’étudiant vers le bon interlocuteur.
Cette proximité est particulièrement importante en début d’année universitaire, lorsque certains étudiants arrivent avec des interrogations ou des inquiétudes. Pour les étudiants en première année, et notamment ceux inscrits dans les études de santé, elle peut également contribuer à mieux comprendre le fonctionnement de l’université, à se repérer dans les locaux et à identifier les personnes à contacter en cas de besoin.
Faciliter la mise en place des mesures de compensation
Le rôle d’Alexandra prend une dimension particulière lorsqu’un étudiant bénéficie de mesures de compensation liés à sa situation de handicap ou maladie invalidante.
Elle travaille en étroite collaboration avec le service d’aide à l’autonomie et relaie les informations nécessaires auprès du responsable pédagogique et de l’équipe enseignante, afin que les mesures prévues puissent être effectivement pris en compte.
Cela peut concerner, par exemple, l’utilisation d’un ordinateur pendant les cours ou les examens, ou encore la préparation du matériel nécessaire pour un examen aménagé. Ces mesures de compensation sont organisées par le Service d’Aide à l’Autonomie.
Une partie importante de son rôle consiste ainsi à assurer le lien entre les différents interlocuteurs : étudiant, service d’aide à l’autonomie, scolarité, responsable pédagogique et enseignants.
« Ce qui est important, c’est que l’étudiant sache qu’il y a des personnes vers lesquelles il peut se tourner et que les aménagements prévus sont là pour lui permettre de suivre son parcours dans de bonnes conditions. »
Alexandra reste également attentive aux échanges avec ses collègues de scolarité. Ils peuvent ainsi partager leurs interrogations lorsqu’une situation particulière se présente et veiller collectivement à la bonne prise en compte des mesures de compensation.
Être un point de repère
Au fil des années, Alexandra a constaté que les étudiants peuvent avoir besoin de bien plus qu’une réponse administrative. Certains arrivent avec des doutes, une grande fatigue ou la crainte de ne pas réussir à poursuivre leur parcours.
« Il faut parfois simplement les rassurer et leur dire qu’ils ne sont pas seuls. »
Elle évoque notamment le cas d’un étudiant en situation d’échec après une première année, avec lequel de nombreux échanges ont permis de réfléchir à son parcours et à ses centres d’intérêt. L’objectif était aussi de l’aider à conserver un rythme et un lien avec l’université.
Pour Alexandra, la vie universitaire ne se résume pas aux enseignements. Le fait de venir en cours, de rencontrer d’autres étudiants, de conserver une vie sociale et de participer à la vie de l’établissement peut également jouer un rôle important dans le parcours d’un étudiant.
Un réseau pour mieux orienter et partager les pratiques
Pour Alexandra, le réseau des correspondante handicap constitue un véritable point d’appui. Il permet de mieux connaître les interlocuteurs vers lesquels orienter les étudiants et de créer des liens entre des professionnels qui n’auraient pas nécessairement l’occasion d’échanger dans leur quotidien.
Les réunions sont également l’occasion de partager les difficultés rencontrées, les aménagements mis en place et les pratiques développées dans les différents services.
« Tous les services ne fonctionnent pas forcément de la même manière. Le fait d’échanger permet de partager les pratiques et de trouver ensemble des solutions. »
La démarche Atypie Friendly et les outils mis à disposition constituent également, pour elle, des ressources utiles pour faire évoluer les pratiques.
« Une université inclusive, c’est aussi un lieu où l’on peut prendre confiance en soi »
Pour Alexandra, une université inclusive est avant tout un lieu où chaque étudiant doit pouvoir trouver sa place.
Les enseignements restent essentiels pour construire son avenir, mais l’université est aussi un espace de rencontres, d’échanges, de construction personnelle et de participation à la vie collective.
« L’université, c’est aussi un lieu social, dans lequel on peut échanger et se construire. »
L’enjeu est donc de permettre à chaque étudiant de progresser vers davantage d’autonomie, de prendre confiance en lui et de pouvoir s’épanouir aussi bien dans son cursus que dans les différentes activités proposées par l’université.
À travers son rôle de correspondante handicap, Alexandra contribue ainsi à faire du secrétariat pédagogique une véritable porte d’entrée : un lieu où l’on peut poser une question, être écouté, trouver une première réponse et, lorsque cela est nécessaire, être orienté vers la personne ou le service adapté.
