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Trajectoires – Chloë Lefevre, Gestionnaire de mobilité entrante des publics internationaux

Mis à jour le : 01/07/2026

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Portée très tôt par une ouverture à l’international, Chloë Lefevre a construit un parcours guidé par les échanges et les rencontres. De l’Alliance Française de Normandie à l’Université Le Havre Normandie, elle s’est spécialisée dans l’accompagnement des publics internationaux. Aujourd’hui, elle soutient au quotidien chercheurs et enseignants venus du monde entier, bien au-delà des démarches administratives. Son objectif : rendre chaque arrivée plus simple, plus fluide, et surtout plus humaine.

Pouvez-vous nous en dire plus à propos de votre parcours et ce qui vous a amenée à travailler dans le domaine de la mobilité internationale et, plus particulièrement, au sein d’une université ?

Très tôt, l’international s’est imposé comme une évidence dans mon parcours. Après une licence en Langues étrangères appliquées au commerce international, j’ai poursuivi avec un Master en marketing à l’IAE de Rouen. Mais c’est vraiment lors d’une mobilité à Barcelone que tout s’est concrétisé : vivre et évoluer dans un environnement multiculturel m’a donné envie de travailler au contact de publics internationaux. J’ai ensuite rejoint l’Alliance Française de Normandie, à Rouen, où j’ai progressivement évolué de l’accueil vers des missions plus larges, jusqu’à devenir responsable de la culture et de la communication. Une expérience riche, tournée vers les échanges et l’ouverture. Puis, l’opportunité de rejoindre l’Université Le Havre Normandie s’est présentée. Ce qui m’a tout de suite attirée ? Une structure à taille humaine, une équipe accessible, et surtout une vraie attention portée à l’accueil. Depuis octobre 2024, j’y accompagne au quotidien des doctorants, post-doctorants, enseignants et chercheurs internationaux.

Comment décririez-vous votre rôle  au sein du réseau ?

Au quotidien, je suis un peu ce point de repère qui permet de rendre les choses plus simples dans un environnement qui peut sembler complexe au départ. Mon rôle commence souvent avant même l’arrivée des chercheurs, et se poursuit tout au long de leur séjour. Concrètement, j’accompagne dans toutes les démarches : ouvrir un compte bancaire, s’inscrire à la sécurité sociale, obtenir un titre de séjour, déclarer ses impôts… Des étapes incontournables, mais parfois déroutantes quand on découvre un nouveau pays. Mais très vite, la relation dépasse ces aspects administratifs. Il s’agit aussi d’être là pour rassurer, expliquer, orienter. Aider à trouver des cours de français, comprendre les codes du quotidien, accompagner une famille dans l’installation… Mon rôle, c’est aussi de veiller à ce que chacun trouve sa place et ne se sente pas isolé. En parallèle, je participe à d’autres projets liés à la mobilité, comme l’organisation d’écoles d’été ou la gestion de dispositifs comme la bourse France Excellence. Depuis peu, je participe également à des actions liées à la mobilité sortante des chercheurs, ce qui me permet d’avoir une vue d’ensemble.

 

Quand un chercheur ou une chercheuse arrive de l’étranger, que se passe-t-il concrètement et en quoi votre accompagnement fait-il la différence ?

L’accompagnement ne commence pas à l’arrivée… mais bien avant. En amont, tout se prépare avec la Direction des ressources humaines de l’université, la Direction de la recherche, les laboratoires et les encadrants, pour que l’installation se fasse dans les meilleures conditions. Puis, le jour J, il y a la rencontre. On fait le point sur les démarches à effectuer, on pose les bases. Et très vite, un lien se crée. Je deviens un interlocuteur identifié, quelqu’un vers qui se tourner en cas de doute ou de difficulté. La différence se joue souvent là : dans cette présence continue. Être disponible, répondre aux questions, anticiper certaines situations… Tout est pensé pour que le séjour soit le plus fluide possible. L’objectif est simple : permettre aux chercheurs de se concentrer pleinement sur leurs travaux de recherche, sans être freinés par les démarches ou les incertitudes du quotidien.

Quelles sont, selon vous, les principales attentes ou difficultés rencontrées par les chercheurs internationaux lorsqu’ils s’installent ici ?

À leur arrivée, beaucoup de chercheurs doivent faire face à plusieurs défis en même temps. La langue, d’abord, qui peut être un véritable frein au quotidien. Les démarches administratives ensuite, souvent perçues comme complexes et difficiles à appréhender. Mais il y a aussi quelque chose de plus invisible : le sentiment d’isolement. Arriver dans un nouvel environnement, sans repères, peut être déstabilisant. Dans ces moments-là, mon rôle est d’apporter des repères justement : orienter vers les bons interlocuteurs, expliquer, simplifier, mais aussi accompagner au-delà du strict cadre administratif. Cela peut passer par l’aide à la scolarisation des enfants, ou simplement par le fait d’être une présence accessible et à l’écoute au sein des services de l’établissement.

Y a-t-il une rencontre, une situation ou un accompagnement qui vous a particulièrement marquée dans votre expérience ?

Chaque rencontre est marquante et singulière. Cependant, je pense notamment à l’arrivée d’un post-doctorant venu accompagné de sa femme enceinte, peu de temps après ma prise de poste. Très vite, il a fallu organiser une prise en charge rapide pour qu’elle puisse bénéficier d’un suivi médical dans de bonnes conditions. Dans ce type de moment, on réalise l’importance de notre rôle.  Il ne s’agit plus seulement de démarches, mais de répondre à une situation de vie, parfois urgente. C’est une expérience qui m’a particulièrement touchée, parce qu’elle rappelle que derrière chaque dossier, il y a des personnes, des parcours, des enjeux très concrets. Et que notre accompagnement peut réellement faire la différence, qu’il ne se limite pas au chercheur, mais également à sa famille.

Si vous deviez donner envie à un chercheur international de venir dans notre université, que lui diriez-vous ?

Je dirais que l’Université Le Havre Normandie offre un équilibre précieux. D’un côté, une recherche dynamique, portée par des laboratoires reconnus et des partenariats internationaux solides. De l’autre, un environnement à taille humaine, où l’accompagnement n’est pas une promesse, mais une réalité. Ici, chaque chercheur est considéré, accompagné, soutenu. Il y a une vraie proximité entre les services, une attention portée aux parcours individuels. C’est un lieu où l’on peut développer ses projets scientifiques, tout en évoluant dans un cadre bienveillant et accessible.

Un mot pour résumer l’université Le Havre Normandie ?

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