« Le spectacle est vivant, attrapez-le quand il passe ! » À la croisée de l’art, du divertissement et du lien social, le spectacle vivant occupe une place singulière dans notre paysage culturel. Parce qu’il met en scène des artistes et un public réunis dans un même espace, il demeure un moment unique, impossible à reproduire à l’identique. Mais cette spécificité pose aussi la question de son encadrement juridique, devenu un enjeu majeur depuis la crise sanitaire qui a fragilisé tout un secteur. Alors que le spectacle vivant doit continuellement s’adapter à de nouveaux environnements, technologiques, économiques, réglementaires, ce colloque, organisé par le LexFEIM, l’IRDA et l’Institut de droit public, propose d’explorer les multiples dimensions juridiques qui structurent son développement.
Des enjeux multiples pour un secteur en mutation :
Le programme de cette manifestation scientifiques s’articule autour de thématiques essentielles qui interrogent la nature même du spectacle vivant et les conditions de sa survie dans une société en constante évolution :
• La propriété intellectuelle du spectacle vivant : a qui appartient l’œuvre lorsqu’elle se joue sur scène ? La question devient encore plus délicate pour les formes particulières, comme les spectacles de magie, où la frontière entre secret, création et performance est ténue.
• Nouvelles technologies : menace ou opportunité ? : entre numérisation, captations, diffusions en différé et arrivée de l’intelligence artificielle, qu’est-ce qui reste “vivant” dans le spectacle vivant ? Une machine peut-elle créer ou exécuter un spectacle ? Les frontières juridiques se redessinent.
• Contrats et relations professionnelles : artistes, techniciens, producteurs… Les contrats du spectacle vivant présentent des spécificités fortes, marquées par l’aléa artistique et la particularité des conditions de travail. Leur encadrement constitue un véritable enjeu de sécurité juridique.
• Régulation financière et modèles de soutien : entre financements publics, mécénat ou investissements privés, quelles lignes directrices influencent la création ? Le financement peut-il modifier la nature même du spectacle ?
• Ordre public et libertés artistiques : jusqu’où la puissance publique peut-elle intervenir ? Interdictions, restrictions, censures… La protection de l’ordre public peut-elle entrer en conflit avec la liberté de création ?
• Droit international et européen : la circulation des artistes et des productions se heurte-t-elle à des barrières juridiques ? Comment les législations nationales s’adaptent-elles à un secteur par essence transnational ?
Direction scientifique :
- Damien FALLON, Maître de conférences en droit public, Université de Poitiers
- Pierre FLEURY-LE GROS, Maître de conférences en droit privé, Université du Havre
- Guilhem JULIA, Maître de conférences en droit privé, Université Sorbonne Paris Nord
Renseignements et inscriptions :
LexFEIM – Laboratoire de recherche en droits fondamentaux, échanges internationaux et de la mer
02 32 74 41 20 / nathalie.zemiac@univ-lehavre.fr
