Depuis plus de dix ans, Hélène Le Roux accompagne les étudiants de l’Université Le Havre Normandie dans leurs projets de mobilité à l’international. Gestionnaire de la mobilité sortante hors Europe au sein de la Direction des Relations Internationales, elle œuvre au quotidien pour ouvrir de nouvelles perspectives d’études aux quatre coins du monde et renforcer les partenariats internationaux de l’université. Elle revient ici sur son parcours, son métier et sa vision de la mobilité internationale.
Pourriez-vous me présenter brièvement votre parcours ainsi que vos missions au sein de la DRI en lien avec la mobilité sortante hors Europe à l’université ?
J’ai intégré l’Université Le Havre Normandie en 2013 à l’IUT de Caucriauville comme gestionnaire de mobilité entrante et sortante. Depuis 2022, j’occupe le poste gestionnaire de mobilité sortante hors Europe à la Direction des Relations Internationales composé de 10 personnes sur le site Lebon. Aujourd’hui, je suis en charge de plusieurs programmes permettant aux étudiants de partir étudier à l’international, notamment aux États-Unis, au Québec, en Asie, ou via des accords bilatéraux en Amérique latine, Afrique, et autres régions. Mon rôle consiste à promouvoir ces dispositifs, suivre les dossiers et accompagner les étudiants, tout en assurant le suivi et le développement des partenariats avec des universités dans le monde.
Quelles sont aujourd’hui les destinations hors Europe les plus demandées par les étudiants, et selon vous, qu’est-ce qui explique cet engouement ?
Les destinations hors Europe les plus prisées par les étudiants sont principalement l’Asie, notamment la Corée du Sud, ainsi que le Québec. L’intérêt pour la Corée s’explique en grande partie par l’influence croissante de la culture coréenne, avec la K-pop, les dramas, la gastronomie ou encore le cinéma. De nombreux étudiants s’inscrivent à l’Institut des Langues et Civilisations Orientales pour apprendre la langue et mieux comprendre les coutumes et la culture du pays. Le Québec séduit par sa francophonie, combinée à une culture nord-américaine. Sa pédagogie plus interactive, axée sur le travail en groupe et la proximité avec les enseignants, plaît beaucoup aux étudiants en mobilité. Je note également un intérêt grandissant pour l’Indonésie et la Malaisie, en raison de leur richesse culturelle et de leur coût de la vie très attractif.
Comment accompagnez-vous concrètement les étudiants tout au long de leur projet de mobilité hors Europe ?
L’accompagnement des étudiants dans leur projet de mobilité hors Europe se fait en trois étapes : avant, pendant et après le séjour. Tout commence avec la promotion des dispositifs lors des Erasmus Days, puis des réunions d’information par destination permettent aux étudiants de découvrir les universités partenaires, les démarches à anticiper (passeport, documents traduits, certificat médical…) et les conditions de vie sur place. Une fois leur candidature de mobilité validée, ils participent à une réunion sur les bourses en juin. Les aides financières sont déclenchées à réception de l’attestation d’arrivée dans l’établissement d’accueil. À leur retour, les étudiants sont invités à témoigner de leur expérience lors des Erasmus Days. Certains deviennent tuteurs de futurs étudiants en mobilité.
Auriez-vous un exemple concret d’un défi rencontré par un étudiant à l’étranger, et comment vous êtes-vous mobilisé pour le soutenir ?
Oui, je pense notamment à une étudiante de l’ULHN qui a rencontré des problèmes de santé pendant son séjour. Nous avons immédiatement pris contact avec le service international de l’université partenaire pour assurer un suivi adapté et lui apporter le soutien nécessaire sur place. La coordination entre les deux établissements a permis une prise en charge rapide et efficace.
Comment les partenariats avec les universités hors Europe sont-ils construits et maintenus dans une logique de qualité et de réciprocité ?
Ces partenariats s’appuient en partie sur les enseignants, qui, lors de leurs mobilités pour enseigner ou participer à des séminaires, nouent des contacts à l’étranger. La DRI prend ensuite le relais pour approfondir et éventuellement initier une collaboration officielle. L’équipe participe également à des salons internationaux comme l’EAIE (en Europe) ou l’APAIE (en Asie), qui permettent d’échanger avec de nouveaux partenaires et de suivre les grandes tendances de la mobilité étudiante. Enfin, des visites sur place sont organisées pour entretenir les partenariats existants, évaluer les conditions d’accueil et envisager de nouvelles collaborations. Un exemple concret : une mission en Indonésie a permis d’élargir un accord initial à d’autres formations et niveaux d’études.
Quels conseils donneriez-vous à une personne souhaitant s’orienter vers les métiers de la mobilité internationale ?
Je conseillerais avant tout de cultiver une bonne maîtrise des langues étrangères, notamment l’anglais, mais aussi d’autres langues comme l’espagnol, l’allemand ou des langues asiatiques. Au-delà des compétences linguistiques, il faut faire preuve de curiosité, d’ouverture d’esprit et d’une vraie sensibilité aux différences culturelles. Ce sont des qualités essentielles pour évoluer dans ce secteur.
Pour finir, comment décririez-vous l’université en quelques mots ? Et s’il fallait la résumer en un seul mot, lequel choisiriez-vous ?
Je décrirais l’université comme un véritable lieu d’échanges et de rencontres entre nationalités, où les cultures se croisent et se partagent. C’est un environnement riche et stimulant, tant sur le plan culturel qu’académique, grâce à la diversité des formations, des activités proposées, et à la qualité de vie au travail. J’ai moi-même la chance de pouvoir suivre des cours d’indonésien au sein de l’université. Si je devais la résumer en un seul mot, je choisirais « enrichissante ».
Pour en savoir plus à propos des mobilités proposées aux étudiantes et étudiantes à l’Université Le Havre Normandie
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