Le préjugé veut qu’elles soient achetées par des personnes – célibataires, frustrés, pervers ou handicapés – dont les besoins, s’ils n’étaient pas pris en charge, pourraient potentiellement déboucher sur des passages à l’acte violent.
Des poupées exutoires en quelque sorte. La création de bordels de love doll en Espagne, en Allemagne et depuis peu en France, semble confirmer cette idée… Au-delà du caractère sulfureux et polémique de la chose, c’est bien notre rapport aux objets qui est en jeu. Notre capacité à les investir symboliquement est-elle sans limites ? Les humains pourraient-ils, à terme, préférer des ersatz ?
Agnès Giard est anthropologue rattachée à l’Université de Paris Nanterre (laboratoire Sophiapol), chercheuse postdoctorale à l’Université libre de Berlin, et travaille au sein du groupe EMTECH (Emotional machines The Technological Transformation of Intimacy in Japan). Ses recherches portent sur l’industrie des simulacres affectifs dans le contexte du dépeuplement du Japon.
Olivier Lopez est metteur en scène et directeur artistique de la compagnie La Cité-Théâtre. Rabudôru mon amour est sa 4ème création accueillie au Volcan, après Les Clownesses, Bienvenue en Corée du Nord et 14 Juillet.
SPECTACLE – Rabudôru, mon amour
du mardi 26 au samedi 30 mai – Le Volcan, petite salle- Billetterie 02 35 19 10 20